Blaise Cendrars, écrivain – writer

Blaise Cendrars, écrivain

Blaise Cendrars est né le 1er septembre 1887 à La Chaux-de-Fonds sous le nom de Frédéric-Louis Sauser, d’une famille originaire de l’Oberland bernois. Il fait ses études à Naples, Bâle, Neuchâtel et à l’Université de Berne puis séjourne à Moscou, Saint-Pétersbourg, et à New York où il adopte son pseudonyme et écrit Les Pâques qui paraîtra dans la revue “Les Hommes Nouveaux” en 1912.

En 1910-1911, il s’installe à Paris où il se mêle aux avant-gardes. En 1913 Cendrars publie La Prose du Transsibérien et de la Petite Jehanne de France, un merveilleux dépliant illustré par Sonia Delaunay, et travaille à son troisième grand poème, Le Panama ou les Aventures de mes sept oncles, qui ne sortira de presse qu’en 1918.

Engagé volontaire en 1914, il perd le bras droit en Champagne, le 28 septembre 1915. En 1917, il rompt avec la poésie et les milieux artistiques et littéraires parisiens. La fin de la guerre et l’immédiat après-guerre sont marqués par une intense activité littéraire et cinématographique dont sont issus notamment La Fin du Monde filmée par l’Ange Notre-Dame (1919), Dix-neuf poèmes élastiques (1919), L’Or (1925), le premier livre à succès, Moravagine (1926), Le Plan de l’Aiguille et Les Confessions de Dan Yack (1929).

En 1924, Blaise Cendrars réalise un premier voyage au Brésil à l’invitation d’Oswald de Andrade. Il publie en outre dans les années trente de grands reportages et des nouvelles. De 1941 à 1943, il se réfugie à Aix-en-Provence, puis il publie quatre livres majeurs: L’Homme foudroyé (1945), La Main coupée (1946), Bourlinguer (1948) et Le Lotissement du Ciel (1949).

En 1950, il s’installe à nouveau à Paris. En 1958, André Malraux lui remet les insignes de commandeur de la Légion d’honneur. Il obtient en 1961 le Grand Prix littéraire de la Ville de Paris où il décède le 21 décembre de cette même année.

Blaise Cendrars was born in Switzerland in 1887, under the given name Frédéric Louis Sauser. He studied in Naples, Basel, Neuchâtel and at the University of Bern, then stayed for a period in St. Petersburg, Moscow and New York – the city where he adopted his pseudonyme, Blaise Cendrars and wrote Les Pâques. The poem was published in the magazine “Les Hommes Nouveaux” in 1912.

Blaise Cendrars moved to Paris in 1910-1911 and began mingling with the vanguards. In 1913 he published La Prose du Transsibérien et de la Petite Jehanne de France, a beautiful pop-up book with illustrations by Sonia Delaunay. At this time he had already begun writing his third grand poem, Le Panama ou les Aventures de mes sept oncles, which would not be published until 1918.

At the outbreak of the War he volunteered for the French Foreign Legion, but was severely wounded in 1915 and had to amputate one arm. In 1917 he broke with the arts community in Paris and stopped writing poetry. The end of the war and the immediate period after were very productive years for Blaise Cendrars within literature and film making. Works from this period are La Fin du Monde filmée par l’Ange Notre-Dame (1919), Dix-neuf poèmes élastiques (1919), L’Or (1925), his first literary success, Moravagine (1926), Le Plan de l’Aiguille and Les Confessions de Dan Yack (1929).

Invited by the Brazilian modernist poets, Blaise Cendrars travelled to Brazil, his “Utopialand”, at several occasions between 1924 and 1928. He published a number of reports and short stories in the 30s, and four major works were published shortly after the Second World War: L’Homme foudroyé (1945), La Main coupée (1946), Bourlinguer (1948) and Le Lotissement du Ciel (1949).

He returned to Paris in 1950 and in 1958 Blaise Cendrars was appointed commandor of the French Legion of Honour. He was awarded the Grand Prix Littéraire de la Ville de Paris in 1961, from the city in which he died in December the same year.